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Rendez-vous habituel des modélistes hennuyers chaque début août, le show du club de Bernissart a la réputation d’être un repaire de copains n’attendant que ce prétexte pour se retrouver une fois de plus. D’ailleurs, ce n’est pas difficile : prenez la plupart des clubs bien connus dans le Hainaut et n’allez pas beaucoup plus loin : ils étaient tous représentés à Bernissart ce jour-là !

Pas bien vieux, le club des Jardins du Modélisme mais, 120 membres et une piste pareille, cela promettait un show intéressant d’autant que, une fois de plus, la météo faisait sourire tout le monde… Hé bien, pari tenu, et bien tenu !

Bravo, déjà, pour des points d’organisation tels que un emplacement réservé pour chaque modèle ou les T-shirts Coach & Sécurité d’un jaune pétant : on aimerait voir cela un peu plus souvent. Et, tant que j’y pense, voilà encore un club qui a le soleil dans le dos durant l’après-midi, les veinards !

Pratiquant exclusivement le vol électrique, il est bien clair qu'à part les planeurs ou quelques kits d'avions prévus pour, il existe peu de modèles sortant de l'ordinaire aux catalogues de nos fabricants. Si en plus on désire des avions de taille correcte (entre 1,40 m et 2 m) c'est pratiquement le désert !

C'était l'été 2001. Nous étions les 2 seuls à être venu au terrain cet après-midi ensoleillé. Après quelques vols bien sages, je commence à un peu m'exiter avec ma pico-jet (renforcée fibre de verre) et j'entame des radadas féroces vent dans l'pet. Je lance même un "je vais t'exploser la g..." à mon copain qui, relevant le défit, s'élance sur la piste et commence à me narguer. Je me concentre (un peu trop) sur ma pico et ne réalise pas que je ne lui laisse quasi aucune chance de l'éviter !

Etant tout le temps confronté au problème de la mise en altitude des petits planeurs, je décidais d'installer un corchet de remorquage dans mon Falco (ce fut d'ailleur assez fastidieux tant le fuselage était déja rempli!). Chose faite, je pris rendez-vous avec mon ami Thomas sur notre aire de jeux favorite. Heureux de pouvoir effectuer une remorquage avec ce planeur que je n'avait jamais piloté qu'en pente, j'ai eu tendance à un peu trop m'emballer...

Moi aussi cela m'est arrivé...

Il y a plusieurs années, j'ai fait mes premiers vols avec un planeur Filius motorisé, pour sa mise sur orbite, par un vieux Cox 0.8 en pylône . Celui-ci tournait comme une horloge. Il fallait simplement s'y reprendre systématiquement à trois ou quatre fois avant qu'il veuille bien démarrer.

L’histoire qui suit s’est passée début mai 2002 en Brabant Wallon.

Jules vient de passer 3 mois dans son atelier pour la mise au point d’un majestueux planeur de 6 m d’envergure (et 12 kilos).Un » ready to fly » tout fibre d’un artisan allemand renommé. L’ensemble radio (14 servos, récepteur double fréquence, accus et accus de secour, altimètre) est monté avec un soin tout particulier. C’est qu’on ne rigole pas avec un joujou à plus de 1500 euros !!

Ce jour là, nous venions d'étrenner notre treuil électrique. Les planeurs du club étaient de sortie et les treuillages se succédaient à bonne cadence.
Mes deux fils n'étaient pas en reste et avaient même engagé un petit concours familial. Arrive le tour de Pascal, l'aîné. Il accroche l'anneau du treuil au planeur, l'émetteur d'une main, le pied sur la pédale et c'est parti.

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